Impôts d’orientation environnementaux
Journal
Forum für Steuerrecht
Series
2026; 02
Type
journal article
Date Issued
2026-06
Author(s)
Abstract (De)
Der vorliegende Beitrag untersucht die Verfassungsspannungen, die der Rückgriff auf umweltbezogene Lenkungsabgaben auf Bundesebene in der Schweiz aufwirft und namentlich das Konzept der reinen Lenkungsabgabe. Deren theoretische Konzeption wie auch ihre praktische Anwendung erweisen sich als problematisch. Nach der herrschenden Lehre beruht die reine Lenkungsabgabe auf dem Kriterium der vollständigen Rückverteilung ihres Ertrags an die Bevölkerung — dem einzigen Mittel, jeden Fiskalzweck auszuschliessen und die Qualifikation als Steuer zu vermeiden, welche eine ausdrückliche verfassungsrechtliche Finanzkompetenz voraussetzen würde. Der Beitrag hinterfragt indes die konzeptionellen Grenzen und den Nutzen dieses Kriteriums, das auch praktisch versagt: Die CO2Abgabe selbst erfüllt es nicht, da sie einen Teil ihres Ertrags zur Finanzierung von Klimamassnahmen verwendet — ein pragmatischer steuerpolitischer Entscheid. Diese Abgabe kommt in Wirklichkeit einer Lenkungssteuer gleich, und ihre anhaltende Qualifikation als «Abgabe» gleicht eher dem Versuch, den Verfassungsvorbehalt zu umgehen, als einer kohärenten rechtlichen Einordnung. Angesichts der Diskrepanz zwischen abgaberechtlicher Dogmatik und gesetzgeberischem Pragmatismus plädiert der Beitrag für eine Relativierung der Auslegung des Verfassungsvorbehalts in bestimmten Konstellationen, was es dem Bund ermöglichen würde, umweltbezogene Lenkungssteuern gestützt auf seine Sachkompetenz zu erheben, sofern deren Ertrag lenkungszielkonform verwendet wird und sie das kantonale Steuersubstrat nicht wesentlich beeinträchtigen.
Abstract (Fr)
La présente contribution examine les impasses constitutionnelles que soulève le recours aux contributions d’orientation environnementales au niveau fédéral en Suisse, et notamment le concept de taxe d’orientation pure. Sa conception théorique comme son application pratique sont problématiques. Selon la doctrine dominante, la taxe d’orientation pure repose sur le critère de la redistribution intégrale de son produit à la population, considéré comme le seul moyen d’écarter tout but fiscal et d’éviter la qualification en tant qu’impôt, laquelle demanderait une compétence financière constitutionnelle explicite. L’article questionne les limites conceptuelles et l’utilité de ce critère. Son application pratique est aussi imparfaite: la taxe sur le CO2 elle-même ne le remplit pas, puisqu’elle affecte une partie de son produit au financement de mesures climatiques — un choix de politique fiscale pragmatique. Ce prélèvement se rapproche en réalité d’un impôt d’orientation, et sa qualification persistante comme «taxe» ressemble davantage à une tentative de contourner la réserve constitutionnelle qu’à une qualification juridique cohérente. Face au décalage entre la conception doctrinale et le pragmatisme législatif, la contribution plaide pour une relativisation, dans certains cas, de l’interprétation de la réserve constitutionnelle, ce qui permettrait à la Confédération de prélever des impôts d’orientation environnementaux sur la base de sa compétence matérielle, à condition que leur produit soit utilisé de manière conforme au but d’orientation et qu’ils ne portent pas une atteinte substantielle au substrat fiscal cantonal.
Language
French
HSG Classification
not classified
Refereed
No
Start page
209
End page
231
Subject(s)
Division(s)
File(s)![Thumbnail Image]()
Name
Forum_für_Steuerrecht_2_2026_(Jubiläum)_de (1).pdf
Size
1.12 MB
Format
Adobe PDF
Checksum (MD5)
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